On peut commander un plat et le manger chez soi. Mais on ne peut pas se faire livrer la lumière, l’atmosphère, le plaisir d’être ensemble ni cette sensation d’entrer, pendant quelques heures, dans un autre univers.
Un client vient aussi au restaurant pour sortir de son quotidien. Le lieu doit lui faire ressentir quelque chose, avec autant de justesse que la cuisine qu’il vient découvrir.
Je mets en scène votre restaurant pour donner envie d’entrer, de rester et de revenir.
Cette émotion ne peut pourtant pas être créée au détriment du fonctionnement. Lorsque la salle se remplit, les circulations, le confort, l’acoustique et le travail de l’équipe doivent continuer à suivre.
Architecte d’intérieur et scénographe, je conçois chaque projet avec ce double regard, l’expérience que vous souhaitez faire vivre à vos clients et la réalité du service au quotidien.
Le studio est basé près de Cambrai et dispose d’une antenne à Landrecies, dans l’Avesnois. J’interviens dans le Nord et plus largement dans les Hauts-de-France.
Echanger sur votre projet de restaurantL’expérience commence avant la commande
Avant de goûter un plat, le client s’est déjà fait une première impression. La manière dont il entre, la lumière, le niveau sonore, la distance entre les tables ou le confort de son assise lui indiquent immédiatement ce qu’il va vivre : un moment intime, une expérience généreuse, une parenthèse calme ou un lieu animé.
Cette perception doit être cohérente avec le concept, la cuisine, la clientèle recherchée et le niveau de service. Une table gastronomique, une cantine conviviale ou un café culturel n’appellent ni le même rythme, ni la même proximité, ni les mêmes choix d’aménagement.
Le brief fonctionnel et le brief émotionnel
Je ne commence pas par choisir une couleur, un matériau ou un mobilier. Je commence par comprendre ce que le restaurant doit permettre et ce qu’il doit faire ressentir.
Le brief fonctionnel précise :
- Le nombre de couverts,
- Les circulations,
- Les besoins de rangement,
- Le fonctionnement du service,
- Le budget et les contraintes techniques.
Il identifie également les exigences liées à l’accueil du public, notamment l’accessibilité, la sécurité et l’évacuation, afin qu’elles soient intégrées au projet dès sa conception et non traitées comme des corrections de dernière minute.
Le brief émotionnel s’intéresse à l’expérience que vous souhaitez créer.
- Quelle sensation vos clients doivent-ils éprouver en entrant ?
- Quelle énergie doit accompagner le repas ?
- De quoi voulez-vous qu’ils se souviennent une fois dehors ?
C’est le rôle du Portrait émotions, un questionnaire créatif qui complète le cahier des charges traditionnel. Les réponses donnent une direction aux volumes, à la lumière, aux matières, aux couleurs et au mobilier.
Le restaurant ne reçoit pas un décor posé sur son concept, son identité prend forme dans l’espace.
Une salle pensée pour les clients. Un espace conçu pour le service.
À 11 h, tout semble à sa place. À 12 h 30, la porte s’ouvre sans arrêt, les serveurs accélèrent, les chaises reculent et le niveau sonore monte. Le passage qui paraissait suffisant devient trop étroit. La table ajoutée pour gagner deux couverts finit par gêner tout le monde.
C’est lorsque la salle est pleine que l’aménagement d’un restaurant révèle sa justesse.
Chaque choix agit des deux côtés. L’emplacement d’une table modifie le confort du client, mais aussi le passage du serveur. La position du comptoir influence l’accueil, l’attente et le service. La lumière participe à l’atmosphère, mais elle doit aussi permettre de lire la carte et de voir ce qu’il y a dans l’assiette.
J’étudie les parcours depuis l’entrée jusqu’à la salle, au bar, aux sanitaires et aux espaces de service. J’observe les croisements entre les clients et l’équipe, les zones d’attente, les besoins de rangement et les gestes répétés pendant toute une journée.
Un bon agencement ne se mesure pas au nombre maximal de tables que l’on peut faire entrer sur un plan. Il consiste à trouver le juste équilibre entre la capacité d’accueil, la fluidité du service, le confort acoustique et l’intimité nécessaire autour de chaque table.
Les vides et les passages comptent autant que les espaces occupés.
Trois projets, trois manières de penser la restauration
Un restaurant convivial de 350 m², un café installé au cœur d’un musée ou un établissement intégré à un centre de formation ne posent pas les mêmes questions. Le concept, les usages et l’expérience recherchée appellent chaque fois une réponse différente.
Le Resto à Douai
L’ancien restaurant de 350 m² était vieillissant et manquait de cohérence. Le nouveau projet devait dépasser le fonctionnement d’un restaurant classique et permettre au lieu de vivre dès le début de la journée.
Ouvert très tôt le matin, Le Resto accueille des personnes souhaitant travailler ou se retrouver autour d’un café. Une salle de réunion permet aux entreprises d’organiser des rendez-vous ou des journées de team building. Le service de restauration prend ensuite le relais, complété par une offre de click and collect destinée aux salariés qui manquent de temps ou ne souhaitent pas déjeuner chaque jour sur place.
L’univers bucolique a été imaginé comme une parenthèse, retrouver même en pleine semaine, la sensation d’un dimanche à la campagne. Cette intention ne s’est pas limitée au décor. La scénographie a été pensée jusque dans l’ambiance sonore, avec une atmosphère évoluant au fil de la journée et, le matin, le chant des oiseaux pour accompagner l’ouverture du lieu.
L’aménagement propose plusieurs manières de s’installer, travailler seul, échanger à deux, déjeuner en famille ou se réunir en groupe tout en conservant des circulations fluides.
Les assises variées, les banquettes dessinées sur mesure, les plafonds végétalisés et les suspensions XXL donnent une unité à ces différents usages sans cloisonner le restaurant.
Café culturel de l’Historial à Péronne
Café culturel de l’Historial à Péronne : regarder vers l’avenir
Le café devait naturellement accueillir les touristes venus visiter l’Historial, mais il devait aussi pouvoir vivre indépendamment du parcours du musée. À Péronne, le projet répondait au besoin d’un lieu où les habitants puissent se retrouver, faire une pause et partager un moment.
La difficulté était de respecter l’identité de l’Historial sans prolonger dans le café la gravité liée à l’histoire de la Grande Guerre.
J’ai choisi de concevoir un espace tourné vers le présent et l’avenir, lumineux, vivant et ouvert sur la ville.
Sa dimension culturelle se prolonge à travers des jeux de société et une bibliothèque participative, imaginés pour favoriser les échanges et donner envie de revenir autrement que pour une visite du musée.
La diversité des assises, la création de zones plus calmes, la lisibilité du comptoir et le travail sur les circulations permettent d’accueillir aussi bien un visiteur de passage qu’un habitant venu lire, jouer ou retrouver quelqu’un.
À l’École des Chefs
À l’École des Chefs à Arras : apprendre dans un véritable restaurant
Intégré à un centre de formation aux métiers de bouche, le restaurant devait remplir une double fonction : offrir aux apprenants un environnement immersif, proche des conditions d’un véritable établissement, et accueillir les clients extérieurs dans un lieu chaleureux et convivial.
L’enjeu était que la vocation pédagogique ne prenne pas le dessus sur l’expérience du client. Les personnes venues déjeuner ne devaient pas avoir le sentiment d’entrer dans une salle d’exercice, mais dans un restaurant possédant sa propre identité.
J’ai imaginé un estaminet contemporain à partir de matériaux qui racontent le territoire : la brique et le bois, associés à des tonalités anthracite en référence au charbon et à l’histoire industrielle de la région. L’ensemble crée un cadre suffisamment incarné pour placer les apprenants en situation, tout en offrant aux visiteurs extérieurs l’atmosphère accueillante attendue d’un restaurant.
Du concept au chantier, chaque décision prépare la suivante
Un moodboard peut donner une direction. Il ne dit pas encore si le nombre de couverts est réaliste, si le service sera fluide ni si l’ambiance imaginée résistera aux contraintes du bâtiment et du budget.
Mon rôle consiste à transformer une intention en un projet réalisable, en prenant les décisions dans le bon ordre.
1 – Comprendre le projet et le lieu
Je confronte le concept du restaurant à la réalité du bâtiment : ses volumes, ses accès, ses circulations, ses réseaux et ses contraintes techniques ou réglementaires.
Cette première analyse permet de distinguer ce que le lieu autorise, ce qu’il faut transformer et les points à anticiper avant de dessiner. Le budget et le calendrier sont posés dès cette étape afin de servir de cadre aux décisions suivantes.
2 – Concevoir et préparer les travaux
Le projet prend forme à travers les plans, les implantations, les volumes et les représentations en 3D. La lumière, les matières, les couleurs et le mobilier traduisent l’identité recherchée, sans perdre de vue le fonctionnement du restaurant.
Chaque choix est évalué au regard des usages, du budget et de la réalité technique du bâtiment. Une fois le projet validé, le dossier est développé pour permettre aux entreprises de comprendre précisément les travaux à réaliser et de chiffrer leurs interventions sur une base commune.
Lorsque le projet le nécessite, je prépare également le dossier ERP destiné à formaliser les dispositions prévues en matière d’accessibilité et de sécurité.
3 – Accompagner jusqu’aux derniers détails
Pendant les travaux, je veille à la bonne mise en œuvre des choix validés et réponds aux questions qui apparaissent sur le chantier. Cette présence permet d’arbitrer sans perdre le fil du projet lorsque la réalité impose un ajustement.
L’accompagnement se prolonge lors de l’installation du mobilier et des éléments décoratifs. Les emplacements, les perspectives et les équilibres sont ajustés sur place pour que l’atmosphère imaginée pendant la conception prenne réellement vie dans le restaurant.
Le coup de cœur ne dit pas si le projet est faisable
Une belle façade, un emplacement intéressant, une salle pleine de potentiel… et l’on commence déjà à imaginer les tables, le comptoir et l’ambiance.
Avant de signer, certaines questions méritent pourtant une réponse :
- le nombre de couverts envisagé est-il réaliste ?
- Le bâtiment peut-il répondre aux exigences d’accessibilité et de sécurité ?
- Les transformations nécessaires sont-elles compatibles avec le budget disponible ?
Vous hésitez encore à vous engager sur un local
L’étude de faisabilité, permet d’analyser le bâtiment avant la signature du bail ou son acquisition. Je réalise une visite, un relevé des lieux et une première analyse de ses possibilités d’aménagement, de ses contraintes techniques et réglementaires ainsi que du budget à prévoir.
Vous disposez ainsi d’éléments concrets pour décider si ce local peut réellement accueillir votre projet de restaurant et mesurer les transformations qu’il nécessitera.
Votre local est déjà choisi
La conception peut commencer par une analyse précise de l’existant, des usages attendus et des contraintes du bâtiment. Le projet se construit ensuite à partir de votre concept, de vos objectifs et de votre budget, sans plaquer une idée préconçue sur le lieu.
Questions fréquentes avant de créer ou rénover un restaurant
Le plus tôt possible, idéalement avant de signer un bail ou d’acheter un local. Une première analyse permet de vérifier si le bâtiment, le budget et les transformations nécessaires sont compatibles avec votre projet. Si le local est déjà choisi, l’accompagnement peut commencer par l’analyse de l’existant et la définition du concept.
La cuisine professionnelle demande des compétences et des équipements spécifiques. Je travaille avec le cuisiniste ou le spécialiste chargé de sa conception afin d’assurer la cohérence entre la cuisine, les espaces de service et la salle : circulations, accès, passages, attentes techniques et organisation générale.
Oui. Les exigences d’accessibilité et de sécurité sont intégrées dès la conception afin qu’elles participent au projet au lieu de devenir des corrections tardives.
Je peux également préparer le dossier ERP nécessaire à la formalisation de ces dispositions.
Je peux intervenir depuis les premières réflexions jusqu’à la réalisation : analyse du lieu, conception, plans, représentations en 3D, préparation des dossiers techniques, consultation des entreprises, accompagnement des travaux et installation finale du mobilier et des éléments décoratifs.
Il n’existe pas de montant sérieux sans connaître le lieu et le projet. L’état du bâtiment, la surface, les interventions techniques, la cuisine professionnelle, les matériaux et le niveau de transformation peuvent faire varier fortement l’enveloppe.
Le budget est cadré dès le départ. Les choix d’aménagement, de matériaux et d’équipements sont ensuite ajustés pour construire un projet cohérent avec cette enveloppe.
Votre restaurant commence par une idée. Faisons-lui prendre place.
Vous préparez la création, la reprise ou la rénovation d’un restaurant ? Votre local est déjà choisi ou vous hésitez encore à vous engager ?
Parlez moi de votre concept, du lieu envisagé et de l’expérience que vous souhaitez faire vivre. Ce premier échange permettra d’identifier l’avancement du projet, les premiers points de vigilance et la manière la plus juste de commencer.
Echanger sur votre projet de restaurant

